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Politiques: Axes de sa visite à Pékin, les questions des droits de l’homme et du boom économique.
Royal, son nouvel an chinoisPar David REVAULT D’ALLONNESQUOTIDIEN : samedi 6 janvier 2007 L’étape chinoise serait-elle devenue absolument incontournable dans le chemin vers l’Elysée ? Vingt-six ans après le candidat François Mitterrand, en 1981, Ségolène Royal devait atterrir ce samedi matin à Pékin, pour une visite de quatre jours. Un quart de siècle plus tard, se forger stature présidentielle et crédibilité internationale dans un pays «où les mutations sont les plus fortes et les interrogations les plus vives», selon la candidate socialiste à l’Elysée, semble, plus que jamais, un passage obligé. A la fois du fait du poids géopolitique de la République populaire, mais surtout de son développement économique et commercial, depuis les délocalisations jusqu’au déferlement sur l’Europe de produits manufacturés made in China. D’où, pour la députée des Deux-Sèvres, la «volonté de comprendre» ... Comme elle l’avait exprimé lors de son précédent voyage au Proche-Orient qui avait suscité une polémique en France. L’approche de Ségolène Royal rejette donc la psychose du péril chinois : «Il ne faut pas avoir peur d’une Chine qui se développe, si ses problèmes sont reconnus et maîtrisés. Il faut plus craindre un continent qui ne se développe pas, comme l’Afrique.» Tant sur la question des exportations que sur celle des délocalisations, elle veut étudier «comment la France et l’Europe peuvent tirer mieux parti du développement chinois. La France, puissance exportatrice, ne peut pas être uniquement dans une position de crainte par rapport à la Chine». Mais, «première responsable politique à demander à rencontrer un ministre chinois de l’Environnement», à l’en croire, elle entend se pencher aussi sur la «maîtrise d’un développement économique foudroyant, notamment au niveau écologique». Prix Nobel. Autres passages obligé s: la question des droits de l’homme, et la condition des femmes. D’où la présence dans la délégation, outre des membres de son staff et de trois présidents d’exécutifs régionaux Jacques Auxiette (Pays-de-la-Loire), Jean-Yves Le Drian (Bretagne) et Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes) , de l’avocat Jean-Pierre Mignard, ami du couple Hollande-Royal. La candidate, qui a rencontré plusieurs personnalités pour aborder ce point, dont le prix Nobel de littérature Gao Xingjian, exilé depuis 1988 et naturalisé français, a prévenu : si elle entend «dire très clairement un certain nombre de choses», elle n’y va pas «en donneuse de leçons». Elle devrait néanmoins évoquer l’avenir de Gao Zhisheng, défenseur des cyberdissidents et des chrétiens clandestins, condamné en décembre à trois ans d’emprisonnement. Jeux olympiques. La championne du PS visitera la Grande Muraille, la Cité interdite et un site des Jeux olympiques de 2008 et rencontrera des étudiants chinois et une association de femmes migrantes. Mais le nom de ses interlocuteurs politiques hormis un responsable du PCC, qui a lancé l’invitation à Ségolène Royal n’a pas été dévoilé. «Il appartient aux dirigeants chinois d’annoncer les noms des responsables politiques qui me reçoivent», a-t-elle souligné. |