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Vous: Le ministère de la Santé lance un message d'alerte au sujet d'un nouveau modèle d'appareil mobile à destination des enfants âgé de 4 à 10 ans.

Le portable pour enfant est-il dangereux ?

Libération.fr avec source AFP
LIBERATION.FR : mercredi 2 janvier 2008

Le ministère de la Santé a invité mercredi les parents à la «prudence» lors de l’achat et l’usage de téléphones mobiles pour enfants. Il s'agit notamment d’un nouveau modèle d’appareil mobile simplifié à destination des enfants âgé de 4 à 10 ans (le babymo blanc) et mis sur le marché à l’occasion des fêtes de fin d’année.

«L’hypothèse d’un risque ne pouvant être complètement exclue, une approche de précaution est justifiée», estime le ministère. Il est donc conseillé aux enfants -«plus sensibles étant donné que leur organisme est en cours de développement»- un usage modéré du téléphone mobile.

Le ministère reconnaît qu’«aucune preuve scientifique ne permet de démontrer aujourd’hui que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé», mais plusieurs études scientifiques mettent en évidence la possibilité d’un risque faible d’effet sanitaire après utilisation intense et de longue durée (pendant plus de dix ans) des téléphones mobiles.

Les associations de défense de l'environnement et Priartem  (pour une réglementation de l'implantation d'antenne-relais de téléphone mobile) qui s'étaient insurgées à la mi-décembre contre la mise en vente d'un téléphone mobile pour enfants, déplorent pour leur part la réaction tardive du ministère de la santé. «Quelques jours après la période des fêtes de fin d'année, le ministère de la Santé appelle, bien tardivement, les parents de jeunes enfants à ne pas acheter de portables destinés explicitement à un public jeune», notent dans un communiqué les associations Agir pour l'environnement et Priartèm.  «Telle la cavalerie arrivant après la bataille, la ministre de la Santé intervient à contretemps, incitant les parents à ne pas acheter certains types de cadeaux de Noël après Noël», soulignent les associations, qui pointent «une communication particulièrement floue posant le problème du risque tout en ne retenant aucune mesure coercitive».

Soulignant «l'incapacité des pouvoirs publics à prendre la mesure de la crise sanitaire annoncée" et  regretant "que la parole publique ne s'accompagne pas d'une véritable action politique»,  les associations de défense de l'environnement et Priartem menacent de «porter l'affaire sur le terrain judiciaire, faute d'engagements politiques forts en faveur d'une réglementation interdisant la commercialisation des portables pour enfants».

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