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Vous: Boîtes de nuit. Ça sentirait la sueur depuis l’interdiction du tabac.
Ne pas fumer pueM.-J. G.QUOTIDIEN : samedi 19 janvier 2008
Alors, opportunisme commercial ou réel problème ? Une petite virée nocturne permet de se faire une idée. Passé cet étonnement de «voir» les gens sans le halo habituel de fumée, c’est vrai qu’une odeur très particulière règne dans les boîtes et les bars dansants : un mélange de tabac froid, d’alcool et de corps échauffés… Cette odeur est-elle plus ou moins supportable que celle du tabac ? Une chose est sûre : les patrons de boîtes sont à cran. «Nous ne souhaitons pas communiquer sur ce sujet», fait savoir Adi Bahktiar (propriétaire du Showcase, du 287, du Milliardaire et des Planches). «On a déjà du mal avec l’interdiction de fumer. On ne va pas dire qu’en plus ça pue dans nos établissements !» résume-t-on à l’Etoile, autre club parisien. Ce dernier s’est cependant laissé approché par Olfact’Air, une PME qui propose de parfumer les boîtes de nuit. Plusieurs fragrances ont été envoyées, que l’Etoile va tester. Mais parfumer un lieu, c’est prendre le risque que cette nouvelle odeur incommode à son tour des clients. Telle est la limite du marketing olfactif : proposer une odeur qui plaise à tout le monde. «C’est impossible à faire car l’odorat n’est pas un sens comme les autres, tranche Annick Le Guérer, anthropologue et spécialiste des odeurs (lire ci-dessous). Les goûts olfactifs varient d’une personne à l’autre et sont directement liés à notre histoire personnelle, à nos émotions.» En attendant, mettre du parfum partout paraît plus pratique que de changer moquettes, tentures et tissus où l’odeur de tabac s’est incrustée. Si vous préférer imprimer sans image pour conserver l’incre, cliquer ici. |