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Politiques: SDF, OGM, reconduites aux frontières… paroles des hérauts de ces nouvelles luttes, qui ne se prétendent pas pour autant héritiers de Mai.
Vu des nouvelles barricadesCHRISTOPHE ALIX, CATHERINE COROLLER, PIERRE DEMOUX et CHRISTIAN LOSSONQUOTIDIEN : vendredi 1 février 2008
Ils se griment en clowns pour rire aux nez des puissants du G8. Ils tissent leur toile de contre-infos sur le fil du hacktivisme. Ils grimpent sur le toit du Medef pour s’élever contre le détricotage de la culture. Ils multiplient les happenings anti-conso pour railler la société du spectacle du «gagnez plus pour acheter plus». Ils raillent la Françafrique pour mieux esquisser les contours d’une relation Nord-Sud égalitaire. Ils ? Nouveaux contestataires, néo-désobéisseurs, défricheurs d’un altermonde. Frondeurs. Révoltés. Lucides. Passeurs d’idées d’un collectif à l’autre, de réseaux mouvants à des stratégies éphémères, de logiques impressionnistes à des luttes avant-gardistes. Ils ont le souffle des héritiers de 68 sans s’en revendiquer. Exemples… Travail «Plus ancrés dans le réel» INTERNET «Le pouvoir à tous» Dans l’open source, le pouvoir appartient à tous, et plus seulement à quelques-uns. Le logiciel libre démocratise le savoir en évitant son appropriation exclusive par des multinationales. Le monde du libre induit aussi un changement culturel très profond dans la manière de travailler. A un modèle hiérarchique et fermé opérant en vase clos, le logiciel libre substitue un modèle communautaire, fondé sur la coopération et le partage. Ce n’est pas un hasard si le boom du logiciel libre est allé de pair avec la démocratisation d’Internet. La fantastique croissance de ce réseau mondial a permis une diffusion archi-simplifiée du savoir. On le voit avec un site comme l’encyclopédie libre Wikipedia, qui a permis à des gens issus de la planète entière de travailler ensemble. C’est l’utopie soixante-huitarde du libre devenue en partie une réalité.» |