(original)





Click
here
to see
Google’s
translation

Premier discours sur l’état de l’Union pour Obama

Le président américain devra mobiliser tous ses talents d’orateur pour rassurer l’opinion après un an à la Maison Blanche.
NOUVELOBS.COM | 27.01.2010 | 16:19

Barack Obama (AFP)

Barack Obama (AFP)

Unanimement salué comme un grand orateur pendant sa campagne, Barack Obama doit prononcer, mercredi 27 janvier, son premier discours sur l’état de l’Union, lors duquel le président présente son programme pour l’année en cours devant les deux chambres réunies. C’est l’occasion pour tous les présidents américains de dire les mots qui marquent l’opinion. Après un an à la Maison Blanche, plusieurs spécialistes de la communication rendent leur verdict sur le style Obama président : toujours très clair et précis, mais peut-être pas assez percutant pour le grand public.

«De manière très éloquente et articulée»
"Il s’exprime toujours de manière très éloquente et articulée", estime Ted Sorensen, ancien auteur des discours de John Fitzgerald Kennedy et soutien d’Obama pendant sa campagne. "Il est clairement bien informé sur toutes les affaires publiques. Parfois, franchement, un peu trop bien informé, ce qui rend certains de ses discours trop compliqués pour les citoyens ordinaires, mais très clairs pour les universitaires et les éditorialistes des grands journaux".

Des mots qui claquent
Face aux deux chambres du Congrès, Barack Obama évoquera mercredi soir les grands sujets de son action: économie, emploi, réforme du système de santé et du secteur financier, guerre en Afghanistan, et menace terroriste. Et beaucoup attendent qu’il le fasse avec des mots qui claquent, capables de s’inscrire dans la lignée des grandes phrases de ses prédécesseurs restées dans l’histoire.
Les Américains ont ainsi toujours en tête la déclaration de Franklin Roosevelt après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, "une date qui restera marquée par l’infamie". Ou JFK appelant ses compatriotes à "se demander ce qu’(ils peuvent) faire pour (leur) pays", lors de son discours inaugural. Ou encore la phrase de Ronald Reagan à Mikhaïl Gorbatchev à Berlin: "abattez ce mur!".

Pas une phrase précise
A la Maison Blanche, on défend l’orateur Obama en insistant sur sa capacité à expliquer clairement les sujets pour permettre au plus grand nombre d’en saisir les enjeux.
"Je pense qu’il y a des phrases mémorables dans certains discours", confie Adam Frankel, sa plume depuis la campagne présidentielle. "Mais ce qui le rend unique en tant qu’orateur, ce n’est pas nécessairement une phrase précise, mais l’ensemble du sujet qu’il explique, le sérieux avec lequel il le fait, et la confiance qu’il accorde aux gens afin qu’ils comprennent un argument compliqué".

Le sérieux avant les belles paroles
Avant le rendez-vous du 27 janvier, l’équipe d’Obama garde d’ailleurs le cap: le sérieux avant les belles paroles. "Evidemment, on veut écrire un discours d’une façon qui soit suffisamment intéressante pour que les gens veuillent l’écouter, et qui leur donne le sentiment de l’élan et du progrès", a expliqué David Axelrod, l’un des principaux collaborateurs du président. "Mais l’heure est grave. Je ne pense pas que ce soit le moment pour les envolées lyriques et la fantaisie".